Turba al-Mithqâl (621/1224)
Localisation
Au centre dur quartier d’al-Salihîye, au sud de la rue principale (I9.9).
Visite en 2003, 2006, 2008.
Bibliographie
Korn (2004), n°123 ; Meinecke (1983), n°54 ; Sauvaget (1932a), n°92 ; Sauvaget (1950), p.113-117 ; Wulzinger/Watzinger (1924), DNVId
Inscriptions
RCEA 3907, 3908, 3909, 3910
Historique
L’émir Sâbiq al-Dîn Abû Sa’îd Mithqâl al-Nâsirî al-Mu’azzamî, le jamdâr[1] du sultan al-Mu’azzam ‘Isâ (r.615/1218-624/1227) a construit son mausolée avec un masjîd adjacent au milieu du quartier d’al-Salihîye.
Sa forme carrée surmontée d’une voûte croisée, l’écarte du modèle habituel du mausolée à coupole (ill.1). Le linteau de l’ouverture ouest reçoit une tabula ansata avec une inscription de construction, encadrée de rosaces et d'un contour tressé (ill.5). Les inscriptions sur les façades ouest et sud et sur le cénotaphe portent la date de construction 621/1224 ainsi que les noms, titres et événements de la biographie du défunt.
Epigraphie
621/1224. Texte de construction bandeau +
4 lignes sur le linteau d’une fenêtre.[2]
« Ce mausolée béni a été fondé par
l’avide de [Dieu], l’émir très illustre, grand, le guerrier, le champion de la
foi, l’ornement du pèlerinage et des deux sanctuaires, Abû Sa’îd Mithqâl,
le jamdâr d’ (al-Malik) al-Nâsir
et d’(al-Malik) al-Mu’azzam, dans le mois de rabi’II
de l’année 621 (mai 1224) ».
621/1224. Texte de construction 4 lignes
dans un cadre à queue d’aronde sur le linteau de la fenêtre ouest, ligne 5 et 6
dans les queues d’aronde (ill.5).[3]
« La construction de ce mausolée béni
a été fondé par l’avide de la miséricorde de Dieu, qui espère de Dieu le pardon
de son Seigneur, le pèlerin, le favorisé, le bienheureux, le champion de la foi
dans la voie de Dieu, Sabik al-Dîn Mithqâl, le jamdâr
d’(al-Malik) al-Nâsir et d’(al-Malik) al-Mu’azzam, en
rabi’II de l’année 621 (mai 1224) ».
n.d. Texte de fondation 12 lignes sur la
façade est du tombeau.[4]
« xxxx
constitué waqf sous la surveillance de xxx (?), que Dieu ait pitié de quiconque
[récitera une formule de miséricorde en faveur de] xxx, le conquérant de
Jérusalem. J’étais à son service, xxx le jour de Hattîn,
à la prise de Saint Jean d’Acre et d’Ascalon, xxx ».
n.d. Texte de construction 12 lignes sur
la façade ouest du tombeau.[5]
« xxx s’est chargé, en s’humiliant, de
la fondation de ce mausolée béni l’esclave avide de la miséricorde de son
maître, le champion de la foi dans la voie de Dieu, l’ornement des pèlerins et
des deux sanctuaires, Sâbik al-Dîn
Mithqâl, l’officier préposé à la garde-robe
d’(al-Malik) al-Nâsir, - que Dieu ait pitié de
lui ! – pour qu’il soit le lieu de sa sépulture et son lieu de repos,
espérant par cela la récompense de Dieu et Sa miséricorde, recherchant Sa
satisfaction, Son pardon, xxx Son indulgence. Que le pardon est
beau ! xxx quiconque xxx, ou altèrera, ou le modifiera, ou le diminuera,
ou effacera un de ses décors, ou s’efforcera de rechercher un de ses droits, ou
fera exécuter ce qui nécessitera son amoindrissement, ou fera effort pour xxx
cette tombe, par parole ou acte, xxx Dieu lui en tiendra compte, le
recherchera, le tuera et lui réclamera Son droit, xxx et sur lui sera la
malédiction de Dieu, la malédiction des Anges et des hommes en
totalité ! ».
Illustrations
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1/ élévation et plan du tombeau |
2/ vue depuis le sud |
3/ vue depuis le nord |
4/ le décor sur l’ouverture en façade |
5/ l’inscription datée 621/1224 |
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